L’héritage copte
La dernière écriture de l’Égypte
Ultime étape de l’expression pharaonique, la langue copte relie le monde antique des pharaons à l’ère chrétienne. Un trésor linguistique qui garde la voix des bâtisseurs de pyramides.
La continuité linguistique
Ancien égyptien
c. 2650 – 2135 av. J.-C.La langue des Textes des pyramides.
Moyen égyptien
c. 2135 – 1785 av. J.-C.La langue classique de la littérature.
Néo-égyptien
c. 1550 – 700 av. J.-C.La langue parlée du Nouvel Empire.
Démotique
c. 700 av. J.-C. – 400 ap. J.-C.Écriture administrative et littéraire.
Copte
c. 300 ap. J.-C. – XVIIe siècleL’ultime étape, qui emploie des signes grecs et démotiques.
L’alphabet copte
Une belle union de l’alphabet grec et de signes démotiques. 32 lettres qui ont ouvert les secrets de l’Égypte ancienne.
Les sept rescapées
L’alphabet grec n’avait pas de signes pour les sons propres à l’égyptien. Ces 7 lettres ont été empruntées à l’écriture démotique, l’écriture du peuple, pour compléter l’alphabet copte.
Géographie des dialectes
Le copte n’était pas une langue uniforme : c’était un ensemble de dialectes qui suivaient la géographie tout en longueur de la vallée du Nil.
- Sahidique (sud):Le dialecte littéraire de référence de la Haute-Égypte et des textes gnostiques.
- Bohaïrique (nord):Originaire du Delta, il est devenu la langue liturgique de l’Église.
- Fayoumique (ouest):Parlé dans l’oasis, il se reconnaît à son « lambdacisme » (L à la place de R).
La couture copte
Les Coptes ont révolutionné la fabrication des livres en popularisant le codex. Leur technique de reliure, la « couture copte », utilise une couture en chaînette qui permet d’ouvrir le livre à 180 degrés sans abîmer le dos. Ce dos apparent est la marque de la reliure copte et a influencé les manuscrits de l’Occident médiéval.

La clé du passé
Le copte a gardé les sons et le vocabulaire de l’ancienne langue égyptienne. Champollion, qui avait étudié le copte en profondeur, s’est appuyé sur ce savoir pour déchiffrer les hiéroglyphes en 1822.